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Homélie du 13 juin 2012, fête de Saint Antoine de Padoue

Hauts-Buttés

Notre pèlerinage au sanctuaire dédié de Saint Antoine de Padoue est une démarche de foi car elle rappelle que notre vie sur terre est un pèlerinage. Nous sommes de passage sur cette terre en route vers le Père. Pour celui qui est en route, il n’y a rien de plus important que de connaître le chemin. Les saints que nous aimons nous conduisent toujours vers le Christ Jésus qui nous indique le but ultime de notre vie. Saint Antoine que nous sommes venus prier aujourd’hui est là, sur notre route, pour nous aider à trouver ou retrouver notre chemin vers Dieu.

L’évangile que nous venons d’entendre proclamer pour éclairer notre route nous propose deux images, celle du sel et celle de la lumière.

Le sel. Nous savons que cela ne se consomme pas à la cuillère. Il est là pour être mêlé à autre chose et lui donner saveur. Mais si le sel perd sa force, si le chrétien s’affadit, perd son identité, alors demande Jésus, à quoi sert-il ? « Il ne vaut plus rien. » Il n’intéresse plus personne. Nous demandons souvent aujourd’hui à quoi sert la foi. Jésus nous répond : à donner de la saveur à la vie et à mettre en appétit de Dieu.

La lumière. Elle envahit la Bible dès la première page « Que la lumière soit » (Gn 1, 2). Là où est Dieu, là est la lumière. « C’est toi, Seigneur, ma lampe. Eclaire, mon Dieu, ma ténèbre » dit le psaume 18,19. La lumière n’a pas besoin d’être prouvée. Cela se constate et cela permet de voir. La lumière n’est évidemment pas faite pour être cachée mais pour éclairer.

Le message de l’évangile est donc clair : le monde a son existence propre, mais l’évangile lui donne une saveur particulière, l’évangile nous met en appétit de Dieu. Il est sel. L’évangile révèle au monde son but ultime, sa finalité. Il est lumière dans la ténèbre.

Ce qui est étonnant dans la page d’évangile que nous venons d’entendre, c’est qu’elle nous soit confiée à nous, chrétiens. Autant nous croyons que Jésus est lumière pour le monde, autant nous savons, nous savons bien que nous ne méritons pas d’être appelés sel de la terre et lumière du monde.

Sans doute, ne sommes-nous chacun que cette petite lampe palestinienne dont parle Jésus, mais ne suffit-elle pas à éclairer toute la maison qui ne comporte d’ordinaire en Orient qu’une seule pièce. Encore faut-il la mettre sur son support et ne pas la glisser sous un boisseau. Un chrétien qui se cache, honteux de l’être, est déjà un peu mort. Par contre, si nous tenons en mains nos petites lampes allumées, à l’exemple des saints, alors notre maison, notre Eglise en sera illuminée. Acceptons donc d’être humblement lumière pour répondre à l’appel de Jésus : faire briller sa

lumière pour que toute personne puisse en être éclairée. Nous ne sommes pas la source de la lumière, mais nous avons vocation à être témoin de la lumière pour engendrer à la lumière, à commencer par nos proches.

En cette eucharistie, rendons grâce et bénissons Dieu, car sur notre route, la route de notre vie, les saints comme Saint Antoine de Padoue nous montrent le chemin et éclairent notre route. Saint Antoine, en ce lieu où beaucoup viennent te prier, intercède pour nous. Nous te confions toutes nos intentions, tous ceux que nous aimons ; nous te confions notre Eglise, nos prêtres et tous les êtres chers pour qui et avec qui nous faisons pèlerinage aujourd’hui.

Cher Saint Antoine, toi qui fus un grand prédicateur de l’évangile, apprends-nous à nous laisser éclairer par lui pour en vivre et en témoigner tout au long de notre vie.

+ Rémy Vancottem