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AUTOMATISME MENTAL

Réalisé par: Dr. Brlkacem.A


PLAN
I. Introduction
II. Historique
III. Définition
IV. Description clinique de l’automatisme mental
V. Evolution
VI. Valeur sémiologique
VII. Diagnostic différentiel
VIII. Prise en charge
IX. Conclusion
I. INTRODUCTION
  Le terme automatisme vient du grec « automatos » qui
signifie « qui se meut par lui-même » (du verbe mouvoir).
 Le syndrome d’automatisme mental est parmi les
symptômes les plus redoutables des personnes souffrant de
maladies mentales. En effet, le patient a l’ultime
conviction qu’il ne contrôle plus son psychisme mais c’est
une force ou une personne étrangère qui s’en charge. Le
patient sent que l’on s’accapare des idées qui lui viennent
a l’esprit. Il se sent totalement incapable de vaincre ces
manipulateurs
II. Historique
P. Janet, en 1889, l’activité automatique est la loi de l’activité
humaine ; il décrit l’automatisme psychologique qui englobe tous
les phénomènes psychiques automatiques physiologiques (idées,
actes automatiques, rêves) ou pathologiques (obsessions, hystérie,
impulsions).
- Bergson a étendu cette notion ; pour lui l’activité habituelle de
l’esprit est une manifestation inférieure automatique, presque tous
les processus intellectuels sont soumis au régime de
l’automatisme : association des idées, des images, mémoire,
habitudes professionnelles ; ils y échappent en partie l’attention
dirigée, le calcul, certaines opérations de réflexion et du jugement.
II. Historique

La naissance du concept d’A.M de Clérambault est


inséparable d’un moment de l’histoire du phénomène
hallucinatoire. Elle se situe à l’acmée de la période
conceptuelle neurophysiologique de l’hallucination ,
contemporaine des recherches neurologiques sur les
localisations cérébrales .
III. Définition de l’automatisme mental
 Syndrome hallucinatoire, caractérisé par le
fonctionnement automatique, spontané et dissident
d'une partie de l'activité psychique. Ce syndrome
entraîne la conviction délirante que le patient n'est
plus maître de sa volonté et qu'il est influencé par
une force étrangère et extérieure qui contrôle toute
son activité psychique en dirigeant ses actes, sa
pensée, ses perceptions.
IV. Description clinique de l’automatisme mental

 On distingue deux types de l'automatisme mental :

 mineur et l'automatisme
 mental majeur
1. Le petit automatisme mental

 Pour G. De Clérambault, le fond commun de l’A.M


est représenté par l’écho de la pensée et
l’automatisme idéo-verbal : c’est le « petit
automatisme ».
 correspond à un trouble élémentaire du cours de la
pensée et du langage intérieur à l’origine de
phénomènes élémentaires constituant le syndrome
de passivité, il n’y a pas d’hallucinations.
A. Automatisme ideo-verbal
 Flux incessant de l’imagerie mentale: plus rapide que
la succession des pensées synthétiques qui sont la
pensée claire normale, cette idéorrhée est vécue
passivement.
 Dévidages muet des souvenirs: éléments idéiques,
représentatifs et affectifs que le sujet subit passivement.
 interférence et parasitisme de la pensée: pensée se
substituant à la pensée en cours, le sujet n’ayant à
l’esprit que des commencement de pensées
 Disparition de la pensée, oublis: le patient pense à tel objet,
l’objet de la pensée disparait et il ne sait plus à quoi il pensait.
 Perplexité: sentiments d’étrangeté de la pensée
arrêts de la pensée ; vide de la pensée,
 Impulsions verbales: mots explosifs, mots déformés, jeux
syllabiques, phrases absurdes.
  fausses reconnaissances, ressemblances, étrangeté
 idéorrhée : les pensées adventices sont plus remarquées parce
qu’elles s’imposent
 aprosexie : incapacité à se concentrer liée à l’idéorrhée
B. Echo de la pensée

 L'écho de la pensée Phénomène hallucinatoire essentiel


dont la forme va de l'hallucination psychique à
l'hallucination psychosensorielle (acoustico-verbale) et
même psychomotrice, à des degrés divers et parfois
simultanément.
 On peut donc distinguer :
 Écho de la pensée obscure : il correspond à une activité
hallucinatoire psychique. Il s'agit plus d'une conviction du
devinement de la pensée ou d'un vol de la pensée que du
véritable écho. Le patient peut avoir aussi le sentiment de
deviner la pensée des autres : « On devine ma pensée » ; « Je
devine tout »; « Ils volent ma pensée. »
 Echo de la pensée claire : il correspond à des hallucinations
psychosensorielles. Le phénomène est perçu nettement sur le
plan sensoriel, le patient entend sa pensée en écho : « On
répète ma pensée ».
 Écho parfois anticipé : la pensée est devancée ; le patient a
la conviction d'entendre à l'avance ce qu'il va inéluctablement
penser ; il est en quelque sorte dépossédé de sa propre pensée
qui n'est que la répétition de ce qui est dit ou dicté par
d'autres « Ils trouvent avant moi le nom des choses »; « Ils
savent avant moi ce que je vais penser ou faire et ils le disent
».
L'écho n'est pas toujours une stricte répétition : il peut
s'associer à des modifications de la pensée. Il peut être
perçu sous forme de :
 Interpellations
 Énonciation des actes : ce qu'il fait est dit au fur et à
mesure ; il entend ce qu'il fait, ce qu'il doit faire.
Chacun de ses actes est perçu comme étant parlé
 Commentaire des actes et de la pensée: sous la forme
critique, flatteuse ou injurieuse. Les injures et insultes
sont fréquentes, le patient entend souvent des mots
orduriers qu'il n'ose pas répéter de vive voix.
 Écho de la lecture ou de l'écriture : ils sont parfois
anticipés. Le patient entend ce qu'il lit, il est dépossédé
de sa propre voix intérieure et parfois de la
compréhension de la lecture, « c'est l'autre qui
comprend ce qu'il lit ».
Les caractères de ce petit automatisme sont:

 Absence de sensorialité :les éprouvés ne sont pas


objectivables par les sens
 Neutralité affective: le sujet est souvent passif
 Phénomènes anidéiques et athématiques: c’est-à-dire
perceptions hallucinatoires sans idées ni thèmes délirants.
 Auto critiqué
2. Le grand automatisme mental

s'oppose à l'automatisme idéo-verbal, car il est :


 sensorialisé. Idéique, thématique,coloré
affectivement.
 L'apparition est plus tardive
Triple automatisme, les phénomènes hallucinatoires sont d'ordre :
 Idéique et idéoverbal : phénomènes élémentaires du petit automatisme ;
écho de la pensée
  Moteur : mouvements parasites, sensations de déplacements imposés : «
Ils peuvent me pousser, me faire tomber»; « Ils me font lever les bras ».
Paroles imposées ou empêchées par une force perçue comme extérieure,
impulsions motrices, tics, inhibitions motrices.
 Sensitif et sensoriel : hallucinations psychosensorielles olfactives,
gustatives, visuelles, tactiles et cénesthésiques.
Formulations thématiques : dans un contexte de vécu persécutif, hostile.
Construction délirante souvent dans le sens du syndrome d'influence.
Les caractères de ce grand automatisme sont:

-La sensorialité
-Idéique, thématique
-Coloré affectivement
-Non autocritiqué
V. Evolution
Selon De Clérambault, l’A.M évolue en 2 phases :
1 – Stade de début : le petit automatisme :
Cet automatisme est neutre, anidéïque et athématique ; on
n’observe ni d’hostilité ni d’idées de persécution ; les troubles
du cours de la pensée ne sont pas attribués à autrui.
Progressivement, la pensée indifférenciée devient organisée et
sensorialisée, le thème délirant se construit.
2 – Stade hallucinatoire :
C’est la phase des phénomènes psychosensoriels, parasites ; les
troubles de la pensée deviennent des voix et les pseudo-
hallucinations (voix intérieures) vont fonder le délire secondaire
VI. Valeurs sémiologique
Les schizophrénies et la psychose hallucinatoire chronique demeurent les
2 grandes circonstances de rencontre d’un A.M.
1) Au cours des schizophrénies :
 L’A.M. peut être observé au début de la maladie, stigmatisant alors la
désorganisation du Moi, fréquemment associée aux angoisses
persécutives, aux modifications indicibles du vécu de Soi, aux
phénomènes hypochondriaques étranges.
 Lors des poussées paranoïdes, l’A.M. est souvent noyé par les
phénomènes hallucinatoires (voix impératives, visions mystiques…).
 Au stade avancé de la psychose, on observe une forme figée de l’A.M.
2) Au cours de la PHC :
L’A.M. constitue le noyau basal et dont la superstructure
délirante constitue une idéation surajoutée.
3) Dans les psychoses aigues :
l’A.M. est souvent masqué par les phénomènes hallucinatoires
et oniroides.
4) Autres circonstances :
De Clérambault décrit également l’A.M. dans les : psychoses
toxiques, les infections anciennes (syphilis, encéphalite
épidémique…), les suites d’ictus, les traumatismes, tumeurs
cérébrales…
VII. Diagnostic différentiel
1) Hallucinose : se différencie aisément des hallucinations
psychosensorielles ; le malade a conscience de l’absence
d’objet à l’origine de ses perceptions.
2) La « pensée forcée » de Penfield : consiste en un mot ou une
idée qui s’impose à l’esprit du malade, en rupture de relation
avec l’activité ou la pensée en cours (surtout au cours de la
crise épileptique temporale, associée aux phénomènes de
mémoire panoramique de « déjà vu », « déjà vécu »,…
3) Idée fixe : comparable à certains signes d’A.M du fait de son
caractère d’intrusion qui parasite l’attention ; elle s’en distingue
par le fait que le sujet la considère comme conforme à sa
pensée et non pathologique.
4) Illusion : perception réelle mais dénaturée et
déformée par le sujet qui la perçoit.
5) Mentisme : défilé d’idées, d’images familières
s’imposant de façon incoercible et forcée à la
pensée.
6) Idées obsédantes : à l’inverse de l’A.M, l’obsession
donne lieu à une lutte anxieuse et le patient est
conscient du caractère absurde du trouble.
VIII.Prise en charge

 La prise en charge d’un patient qui souffre d’un


automatisme mental passe par le traitement de la
pathologie principale ex : la schizophrénie. Et c’est au
psychiatre et au psychologue de s’en charger. Mais
n’oubliez pas que le soutien familial et l’union de
l’entourage est un plus thérapeutique considérable.
IX. Conclusion

 L’automatisme mental est un symptôme et non une


maladie. Il est rencontré dans plusieurs pathologies
psychotiques et il constitue un vécu douloureux
aussi bien pour le patient que pour son entourage.